prouvez sur le long terme la fiabilité des phases de Weinstein
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Étant donné que les investisseurs est généralement une contre-indicateur de température élevée de bullishness sont généralement considérés comme négatifs pour le marché. Toutefois, avec le sentiment de hausse des lectures au-dessous de 50%, ces niveaux ne peuvent guère être considéré deja comme extrême.
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Le président élu des Etats-Unis, Barack Obama, qui prendra ses fonctions le 20 janvier, a présenté jeudi 8 janvier son plan de relance de l'économie lors d'un discours prononcé à Fairfax (Virginie). Il a notamment annoncé trois mesures phares.
Réduction d'impôts. 95% des ménages américains bénéficieront d'une réduction d'impôts de 1.000 dollars. Pour Barack Obama, cette baisse d'impôts devait inciter les familles à "se remettre à dépenser". Cette mesure sera "la première étape de la réduction d'impôts à destination des classes moyennes que j'ai promise pendant la campagne électorale et qui sera comprise dans notre prochain budget", a-t-il déclaré. Le plan de relance économique préparé par l'équipe Obama pourrait dépasser 775 milliards de dollars.
Développement des énergies nouvelles. Obama a promis de doubler la production d'énergies nouvelles en l'espace de trois ans et d'améliorer l'efficacité énergétique de deux millions de logements. "Pour susciter enfin la création d'une économie (basée sur) une énergie propre, nous doublerons la production d'énergies nouvelles dans les trois prochaines années," a-t-il déclaré.
Modernisation des logements, efficacité énergétique. Plus de 75% des immeubles du gouvernement seront modernisés et nous "améliorerons l'efficacité énergétique de deux millions de foyers américains, faisant ainsi économiser des milliards (de dollars) aux consommateurs et aux contribuables", a-t-il ajouté.
E24 avec AFP
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traduit / zebla

L'an dernier, le pire des scénarios s'est réalisé. La pandémie financière mondiale contre laquelle, parmi d'autres, j’avais mis en garde,est maintenantlà . Mais nous n’en sommes encore qu’au début de cette crise. Mes prédictions pour l'année à venir, malheureusement, sont encore pessimistes. Les bulles, et il y avait beaucoup, ont seulement commencé à éclater.
Selon la vision prévalente,le prix de nombreux actifs financiers à risques ont baissé à tel point que nous ne sommes pas loin des plus bas. Même s'il est vrai que ces actifs ont fortement chuté depuis leurs sommets de la fin de 2007, ils vont probablement encore baisser. Dans les prochains mois, les nouvelles macroéconomiques aux Etats-Unis et partout dans le monde seront bien pire que la plupart des attentes. Les profit warning surprendront désagréablement les analystes qui s’illusionnent en pensant que la contraction économique sera courte et douce.
Demeurent d’extrêmes vulnérabilités sur les marchés financiers: le credit crunch devra s’intensifier avant de s’atténuer, le deleveraging continuera alors que les hedge funds et autres acteurs à levier seront contraints de vendre des actifs illiquides sur des marchés déprimés, conduisant ainsi à une cascade de chutes des prix des actifs, appels de marge , et deleveraging continueront, d'autres institutions financières tomberont, les économies de marché de certains pays émergents connaîtront de véritables crises financières, et certains pays seront confrontés au risque de défaut de paiement de leur dette souveraine.
Certes, les États-Unis feront l'expérience de leur pire récession depuis des décennies. La vision autrefois dominante que la contraction-récession aux Etats-Unis serait courte, en forme de V avec un rebond rapide, comme celles 1990-91 et 2001 a vécu. Au lieu de cela, la contraction aux États-Unis sera en forme de U: longue, profonde et durable, sur 24 mois. Peut-être encore plus longue, en forme de L, stagnation de plusieurs années, comme celle que le Japon a subi dans les années 1990.
Comme l'économie américaine se contracte, l'ensemble de l'économie mondiale se dirige vers la récession. En Europe, le Canada, le Japon et les autres économies avancées, elle sera sévère. Les économies émergentes, liées au monde développé par les échanges de marchandises, la finance et la monnaie n’échapperont pas à des situations très douloureuses.
La définition de la "récession" dépendra du pays en question. Pour la Chine, ce serait un atterrissage brutal de la croissance annuelle moyenne de 12 à 6 pour cent. La croissance de la Chine doit être de 10 pour cent ou plus chaque année pour pouvoir intégrer dans la modernité 12 à 15 millions de pauvres agriculteurs. Pour les autres marchés émergents comme le Brésil ou la Corée du Sud, la croissance en dessous de 3 pour cent représenterait un atterrissage brutal. Les pays les plus vulnérables, comme l'Équateur, la Hongrie, la Lettonie, le Pakistan, l'Ukraine pourraient faire l’expérience de véritables crises financières et il faudrait alors un financement externe pour éviter un effondrement.
Pour les pays les plus riches, une combinaison débilitante de stagnation économique et de déflation pourrait arriver alors que les marchés des marchandises sont déprimés par une demande globale baisse. Compte tenu de la façon dont les capacités de production ont fortement augmenté en raison des surinvestissements en Chine et autres marchés émergents, cette baisse conduira au très probable ralentissement de l'inflation. Ainsi les pertes d'emplois augmenteront le taux de chômage grimpera, exerçant une pression supplémentaire à la baisse sur les salaires. L’affaiblissement persistant des marchés de matières premières dans un environnement de récession mondiale, alors que les prix ont déjà chuté depuis leur pic de l'été aboutiront à une inflation plus faible encore. En effet, au début de 2009, l'inflation dans les économies avancées pourrait tomber vers le niveau de 1 pour cent, trop proche de la déflation pour être à l’aise.
Ce scénario est dangereux pour de nombreuses raisons. Un certain nombre de banques centrales sera très proche des taux d'intérêt à zéro, leurs économies risquant de subir la trilogie infernale de la trappe à liquidité, de la trappe déflationniste, et la déflation par la dette. Les banques centrales perdent alors leur capacité à stimuler l'économie, car elles ne peuvent pas fixer des taux d'intérêt nominaux en dessous de zéro. Dans le piège de la déflation, la baisse des prix signifie que les taux d'intérêt réels sont relativement élevés, bloquant la consommation et l'investissement. Cela conduit à un cercle vicieux dans lequel les revenus et l'emploi sont en baisse, la demande baisse encore. Enfin, avec la déflation de la dette, la valeur réelle des dettes nominales augmente à mesure que les prix baissent, mauvaises nouvelles pour les pays comme les États-Unis et le Japon qui ont des ratios dette/PIB élevés.
Comme les outils monétaires habituels deviennent inefficaces, les décideurs vont se tourner vers des approches peu orthodoxes. Nous verrons les traditionnelles politiques budgétaires, sous la forme de réductions d'impôts et d'augmentation des dépenses, mais aussi dans le monde entier de sauvetage des prêteurs, des investisseurs,des institutions financières ainsi que des emprunteurs. Les banques centrales vont injecter des quantités massives de liquidités dans les systèmes financiers pour tenter de desserrer l’emprise du credit crunch. Des actions plus radicales, telles que l'achat de sociétés et d’obligations des gouvernements ou du subventionnement des taux hypothécaires, pourrait également être nécessaire afin d'obtenir le retour à un bon fonctionnement des marchés du crédit.
Cette crise n'est pas seulement le résultat de la bulle du logement aux États-Unis et de l'éclatement ou l'effondrement du secteur des prêts hypothécaires. L'excès de crédit qui a créé cette catastrophe a été global. Il y avait beaucoup de bulles au-delà du logemen, dans de nombreux pays, pour l'immobilier commercial et les prêts hypothécaires, les cartes de crédit, les prêts-auto et les prêts étudiants. Il y avait des bulles pour les produits titrisés qui convertissaient ces prêts et ces hypothèques en produits complexes, toxiques et destructeurs. Et il y avait encore des bulles sur les marchés de la dette publique, les rachats de levier, les hedge funds, les prêts commerciaux et industriels, les obligations de sociétés, les produits de base, et les crédit-default swaps, un marché non réglementé et dangereux où 60 000 milliards de $ de protection nominale ont été vendus basés sur un stock d'obligations privées de seulement 6 000 milliards.
Au total, c’est la plus grande bulle d'actifs et de crédit de toute l'histoire de l’humanité qui en éclatant pourrait provoquer des pertes de crédit pouvant atteindre les 2 000 milliards de $. Si les gouvernements n’agissent past avec plus d'empressement pour recapitaliser les banques et autres institutions financières, la crise du crédit va devenir encore s’aggraver et les pertes monteront plus vite que les entreprises ne pourront reconstituer leurs bilans.
Grâce aux actions radicales du G-7 et autres, le risque d'un effondrement total du système financier a été contenu. Mais malheureusement, le pire n'est pas derrière nous. Ce sera une année douloureuse. Seule une très agressive action coordonnée des décideurs politiques permettra que l’année 2010 ne soit pas encore pire que 2009 est susceptible de l'être.
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Même en time frime de 1/15 heure la MM longue 200 peut servir comme point d’entré et de sortie
Tout comme sa grande sœur la 200 jours, elle est difficile à passer mais quand c’est le cas un petit pull back se fait après la cassure ce qui lui donne encore plus de poids et de fiabilité
Nous somme encore en phase 3 (Weinstein) mais la phase 4 est toute proche, si vous parvenez à voir les dernier chandeliers vous verrez des mèches de+ en+ longues au contact de cette MM200 c’est le signe que des vendeurs sont la et qu’ils se servent de ce point de repère pour vendre le rebond intra cela fais 3 fois de suite qu'ils passent a l'action sur ses niveaux
le ZOOM
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Si ce support cède, grosse accélération a la baisse mais depuis l’ouverture il résiste, et ca ne m’arrange pas pour mon short FAZ
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US / Eco : un rapport de l'emploi catastrophique d'ADP 07/01/2009 14:16
Selon la dernière étude d'Automatic Data Processing relative à l'emploi américain, ce sont 693.000 postes non-agricoles qui ont été supprimés au mois de décembre 2008 aux Etats-Unis, dans le secteur privé, soit un niveau largement supérieur aux attentes. Les petites entreprises ont détruit 281 milliers de postes, les moyennes 321 milliers d'emplois, et les grandes 91.000 en décembre. La situation s'inverse donc, avec de plus en plus de petites Sociétés supprimant des emplois. Le secteur de la production de biens a détruit 220.000 emplois, celui des services 473.000. L'industrie manufacturière, enfin, a supprimé 120.000 postes le mois passé.
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par Bill Bonner
Mardi 06 Janvier 2009

** Le rebond attendu de tous semble être en train de se produire. Même les chats morts rebondissent. Et si l'on considère la hauteur de laquelle celui-ci est tombé, il ne serait guère surprenant de le voire rebondir de 30% ou plus... sur les trois prochains mois.
* Les investisseurs ont pris une belle raclée en 2008. Ca a été la pire année de l'histoire boursière. Ils pensent que cette année ne pourra qu'être meilleure. Et il y aura de nombreuses raisons de croire que les choses vont en s'améliorant.
* Le nouveau président des Etats-Unis, Barack Obama, parle de plans de relance d'une ampleur rooseveltienne. Il veut répandre les allocations chômage et sécurité sociale avec plus de prodigalité, par exemple. Mais il sait qu'il ne peut pas se contenter de jeter quelques centimes aux clochards qui font la manche dans la rue ; il lui faut un plan de relance qui épate la galerie.
* "Les économistes de toutes obédiences politiques tombent d'accord pour dire que si on n'agit pas avec rapidité et vigueur, nous pourrions voir une aggravation du ralentissement économique", a-t-il récemment déclaré.
* A nous, en tout cas, il n'a pas posé la question. S'il l'avait fait, nous lui aurions expliqué que tout centime dépensé pour un sauvetage doit être soustrait des dépenses de la personne qui l'a gagné. Nous ajouterions que ce n'est absolument pas un problème économique. Les marchés font ce qu'ils sont censés faire... éliminer les erreurs de l'époque de bulle.
* C'est un problème politique, et non économique. Les gens n'aiment pas avoir à payer pour leurs erreurs. Ils vont donc gémir auprès des politiciens. Puis ces derniers font empirer les choses... en essayant d'empêcher la correction de se produire.
* M. Obama pense qu'il doit faire quelque chose de spectaculaire... quelque chose qui donne l'impression de vraiment retourner la situation. Il appelle son projet le "Plan de reprise et de réinvestissement américain" (PRRA).
* Ah... voilà quelques points d'interrogation : qu'est-il censé reprendre ? Nous n'en savons rien... les jours de gloire de la "Bulle Epoque", peut-être. Qu'est-ce qui est réinvesti ? Nous ne le comprenons pas non plus. En général, on réinvestit un profit. Il faut donc avoir un profit, pour le réinvestir. Pour autant que nous puissions en juger, 2008 a été une année de pertes. On ne peut pas réinvestir des pertes.
* Quoi qu'il en soit, nous savons ce qu'est le PRRA... des âneries politiques. A présent, on s'attend à ce que tout ça coûte jusqu'à 1 000 milliards de dollars -- c'est en tout cas ce que demandent les gouverneurs des différents états américains. Les dirigeants du Congrès américain affirment vouloir rester sous le seuil des 1 000 milliards, "lourd de signification politique". Mais ils déclarent aussi que la loi ne sera pas prête à être signée par Obama avant février. Le Congrès a besoin de temps pour faire circuler l'assiette au beurre -- pas de doute là -dessus non plus. Lorsqu'ils en auront terminé, il y aura à coup sûr 1 000 milliards de dollars de graisse dans le paquet.
* "La dette américaine devrait grimper en flèche", déclare le Washington Post, en soulignant une évidence.
* Toute cette dette supplémentaire ne fera aucun bien à l'économie, mais les investisseurs auront probablement l'impression que le bon vieux temps est de retour. Et pendant une petite période, ce sera bien le cas...
** Tout semble si simple. Après le krach vient le rebond. Et les renflouages. Les renflouages coûtent de l'argent que nous n'avons pas. Nous avons donc plus de dette... et plus d'argent provenant de la planche à billets. Pourquoi se poser des questions ?
* Durant les deux derniers mois de l'année, le MZM -- mesure de la masse monétaire américaine -- a augmenté de 11% par an. L'or a grimpé. Avec le plan Obama... et les renflouages de la Fed... il semble couru d'avance que le prix de l'or va encore grimper.
* A 879 $ l'once environ, l'or n'est pas plus élevé aujourd'hui qu'il l'était il y a 29 ans. En janvier 1980, il a brièvement atteint les 875 $. S'il devait simplement atteindre le même niveau aujourd'hui, en tenant compte de l'inflation, il devrait passer à 2 400 $.
* Ce qui nous dérange, c'est que tout ça semble si évident. En regardant les faits, une personne sensée en conclurait que le prix de l'or va grimper. Il a beaucoup de chances de tripler par rapport à son prix actuel.
* Les gens sensés semblent faire la chose sensée ; le World Gold Council a déclaré que la demande d'or augmente rapidement. Le prix du métal jaune a grimpé de plus de 100 $ -- alors que tous les autres actifs, à l'exception des bons du Trésor US, ont chuté. Les pièces d'or sont devenues difficiles à acheter ; la prime, sur le métal physique, a grimpé de 10% supplémentaires environ par rapport au prix de l'or.
* Tout de même, le prix d'une once d'or est toujours sous les 900 $... et non au-dessus de 2 000 $. Est-ce que l'argent intelligent... l'argent initié... voit quelque chose que nous ne voyons pas ? Ou voyons-nous quelque chose que lui ne voit pas ? Nous ne savons pas... mais ça nous inquiète.
* N'y aura-t-il pas de ruée sur l'or ? Ou bien arrivera-t-elle plus tôt et plus violemment que nous pourrions l'imaginer ?
* Il ne peut qu'y avoir une surprise qui nous attend quelque part...
** Nous sommes exactement perturbé par le fait que tant de gens attendent un rebond... suivi d'un nouvel effondrement. Comment M. le Marché peut-il faire ses farces habituelles si tant de gens voient ce qu'il prépare ? Où est la surprise ? Le rebond ne viendra-t-il pas du tout ? Ou bien sera-t-il bien plus spectaculaire que ce que pensent les gens ?
* Peut-être que les marchés regrimperont fortement partout dans le monde. L'industrie chinoise montrera des signes de reprises. L'immobilier aux Etats-Unis semblera s'être stabilisé. Les matières premières reprendront du terrain. Les investisseurs commenceront peut-être à penser qu'ils ont un autre marché haussier sous les yeux -- du moins un marché haussier qu'on peut travailler. Ils ne voudront pas manquer l'opportunité de "se refaire". Ensuite, à mesure que les prix des actions grimperont, les investisseurs reprendront leurs bonnes vieilles habitudes. Ils se tourneront vers des investissements risqués afin de booster leurs profits. Entre autres choses, ils investiront sans doute sur les marchés émergents, qui grimperont probablement plus que le marché américain lui-même. Des devises comme le réal brésilien et le rouble grimperont par rapport au dollar.
* Alors que le rally reprendra 40%... 50%... voire peut-être 60% par rapport aux pertes de l'an dernier, les investisseurs seront poussés à considérer cela non comme un rebond de marché baissier mais comme un authentique nouveau boom. Ils penseront qu'il est réel... et durable. Et ils oublieront de vendre.
* M. le Marché aura encore réussi son coup.
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lupus

Par gaspard KĂĽhn agefi 7/1/09
Plus que jamais, les marchés émergents cristallisent les craintes et les espoirs des économistes. Pour les Etats-Unis et l’Europe, l’avenir semble scellé: ils endureront une sévère récession au cours des prochains mois. Les prévisionnistes restent divisés sur la durée de cette purge, mais leurs conjectures s’éparpillent encore davantage s’agissant des BRIC. Car le pessimisme a ses raisons que la raison ne saurait ignorer. La Chine traverse sa plus grave crise économique depuis son ouverture au capitalisme (lire en page 2). Le marché russe, miné par un système politique en forme de poudrière, s’est dégonflé avec la bulle sur les hydrocarbures. Le Brésil souffre d’inégalités encore criantes et l’ascension indienne repose sur des fonds étrangers qui refluent avec le retournement cyclique (lire en page 3). Les périodes de crise sont pourtant propices au changement. Et celle-ci laisse entrevoir trois occasions historiques pour les géants de demain. La baisse de la consommation occidentale, moteur de croissance pour les pays exportateurs, devrait d’abord les inciter à changer leur fusil d’épaule. Pour détourner le célèbre slogan de Mao, il est temps pour eux d’apprendre à «marcher sur deux jambes». Les plans de relance chinois et coréen pavent d’ailleurs la voie à une stimulation de la consommation intérieure. En sortant de leur dépendance maladive aux exportations, les pays émergents pourraient enfin guérir leur modèle de développement. Et contribuer, dans le même temps, à alimenter de futurs réservoirs de consommateurs dont les entreprises occidentales sont friandes. Ce travail sur le marché intérieur ne devrait toutefois pas s’opérer aux dépens de l’ouverture commerciale, qui a largement contribué à l’accélération de la croissance des économies émergentes. A l’heure de panser leurs plaies, Américains et Européens risquent de se crisper dans un réflexe protectionniste. En revanche, le commerce entre les pays du Sud continuera à s’intensifier. Les médias ont beaucoup glosé sur la «Chinafrique» en 2008, qui révèle surtout une lame de fond: les pays occidentaux sont court-circuités par des voies commerciales qui leurs échappent. Face à l’impasse de l’OMC, le «bol de nouilles» des accords bilatéraux a pris le relais du libre-échange. Tôt ou tard, l’Inde et la Chine retrouveront la place centrale qu’ils occupaient dans la sphère commerciale avant le dix-neuvième siècle. La crise pourrait accélérer ce retour de manivelle. Cette tectonique de l’économie mondiale n’éclipse pas une réalité plus volcanique. La décélération des PIB met en péril des régimes autoritaires, dont la légitimité repose sur une croissance au pas de charge. En Chine, la classe moyenne naissante supportera-t-elle de se serrer la ceinture? Les oligarques russes brasseront-ils à nouveau les cartes du pouvoir? C’est la troisième occasion historique ouverte par cette crise: forcer la transition démocratique. A la fois prometteuse et périlleuse, cette bascule nécessiterait une puissance hégémonique capable d’inspirer confiance. Un sacré défi pour Barack Obama.
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Otto
Publié par Paul Jorion
Les premiers jours d’une année nouvelle ont valeur psychologique en raison du bilan que l’on établit alors de celle qui vient de s’écouler : on tourne le regard en arrière et l’on soupèse. L’expression qui vient à l’esprit quand on contemple ainsi 2008, c’est : « le champ couvert de morts ». Et il ne s’agit pas comme le plus souvent à la guerre, de piétaille seulement : des généraux en furent cette fois les victimes, tels Bear Stearns, Lehman Brothers, Merrill Lynch, Fannie Mae, Freddie Mac, Wachovia, Washington Mutual, AIG ou Countrywide, et en Europe : Fortis, Hypo, ainsi que les banques britanniques et islandaises. Parmi les survivants, beaucoup de grands blessés, comme Citigroup, et les deux banques d’affaires rescapées de justesse, Goldman Sachs et Morgan Stanley.
Les fleurons de Wall Street étaient prétendument invincibles. Au lieu de cela, le symbole de la finance assurant une fois pour toutes sa domination sur le monde est en ruines. Le contraste entre l’ambition démesurée qui avait été affirmée et le caractère absolu de la déroute observée souligne encore davantage l’étendue du désastre : la chute d’un empire qui avait été promis pour mille ans est tout spécialement dérisoire. Et la tragédie avait éclaté dans un ciel pourtant sans nuages : la finance qui s’effondra en un peu plus d’une année avait obtenu la caution de tous, de la droite qui lui était naturellement acquise à la gauche qui s’était bien sûr fait tirer l’oreille. Quand cette belle unanimité fut finalement acquise, l’édifice monumental que chacun admirait alors en se congratulant mutuellement, s’écroula d’un seul coup.
Mr. Paulson, le secrétaire américain au Trésor, à qui l’on reproche les atermoiements et les changements de cap multiples qui caractérisèrent ses tentative d’endiguement, déclarait mardi dernier dans un entretien au Financial Times : nous n’imaginions pas l’ampleur du mal, nous n’étions pas prêts, nous ne disposions d’aucuns des moyens qui nous auraient été nécessaires.
Aujourd’hui, les corps sont alignés sur les tables de dissection et l’on découvre avec stupéfaction l’état déplorable des organes vitaux de ces grands gaillards que l’on imaginait pourtant vigoureux. Seule la fuite en avant leur conférait semble-t-il leur élan et le fonds Madoff ne constitue que la forme extrême, caricaturale, du business plan qui régnait en maître à Wall Street il y encore un an.
Les propos de Mr. Paulson sont très humbles et il loue aussi les mérites de ceux qui se préparent à lui succéder. J’ignore si cette humilité l’a toujours caractérisé où s’il s’agit d’une leçon qui lui fut inculquée par les événements qui émaillèrent 2008. S’il souligne que les moyens pratiques lui firent défaut, il faut ajouter qu’il en va de même des moyens théoriques.
On entend dire aujourd’hui, au spectacle de la déroute intégrale de la science économique dominante, celle que l’on appelle aussi « l’École de Chicago », que sa déconfiture signifie la victoire de ses ennemis traditionnels : le marxisme et le keynésianisme. Il s’agirait bien entendu au mieux pour les chefs de ces écoles d’une victoire posthume, car ils nous ont quitté il y a longtemps. Rappelons aussi que leurs théories ne furent pas ignorées sans autre forme de procès : elles furent testées sur le terrain - même si ce ne fut sans doute pas sous la forme exacte qu’ils leur avaient imaginée - et qu’elles subirent la même sanction que celle infligée aujourd’hui à « l’École de Chicago ».
Il serait bon alors que les économistes fassent preuve de l’humilité que l’on voit aujourd’hui à Mr. Paulson : eux non plus n’envisagèrent pas l’ampleur du mal en gestation, eux non plus n’étaient pas prêts, et ceci vaut aussi bien pour l’opposition marxiste ou keynésienne que pour les tenants de l’école monétariste dominante. Le fait est que la variété de science économique que les événements réclament aujourd’hui à cor et à cri reste encore à bâtir. C’est là à la fois une mauvaise et une bonne nouvelle.
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FIORENTINO

07 janvier 2009 |
C'est sur le marché des changes que la volatilité s'est déplacée. On assiste à des mouvements d'une amplitude étonnante.En ce début d'année, c'est sur le marché des changes qu'on a des fluctuations de grande amplitude
Depuis quelques semaines, les indices boursiers se sont stabilisés, momentanément, et toute la volatilité s'est reportée sur les monnaies. Pour mémoire en moins d'un moins, l'euro est passé de 1.24 à 1.47 pour redescendre hier à 1.33. Le sterling lui affiche tous les jours ou presque des records de baisse face à l'euro. Avec une question de fond derrière tous ces mouvements: où va le dollar. Et là deux écoles s'affrontent. Les partisans du first in, first out. C'est à dire ceux qui pensent que les Etats Unis étant entrés les premiers en récession, vont être les premiers à rebondir et qui jouent donc le dollar à la hausse. Et de l'autre côté, ceux qui, comme moi pensent que l'explosion du déficit budgétaire américain et les taux zéros aux Etats Unis vont finir par faire fuir les investisseurs en dollars.
Est ce qu'on n'assiste pas non plus Ă une guerre des monnaies pour relancer les exportations?
On va y assister. Cela a déjà commencé. Les Chinois ont repris leur dumping en faisant baisser le yuan, les Japonais se battent tous les jours pour faire baisser le yen, et les Etats Unis n'ont pas d'autre arme pour relancer leurs exportations que de dévaluer le dollar. Chacun va tenter de faire baisser sa monnaie. Et l'Europe risque d'en faire les frais puisqu'elle n'a pas de vraie politique commune en matière de changes.
Alors en conclusion l'euro Ă 1.20 ou l'euro Ă 1.60?
J'ai tendance à pencher pour un dollar faible, et pour un euro à 1.60. Nous allons encore vivre quelques semaines d'incertitude et d'extrême volatilité mais une tendance devrait se dessiner rapidement