alenat
Le secteur energétique donne quelques signes de force. Peut-être prend-on conscience des risques avec l'absence de retrait de la Russie.
"Avec la Russie et la Géorgie, vient-on de vivre la première guerre liée aux ressources naturelles du 21ème siècle ?
Bien entendu, le conflit entre la Géorgie et la Russie a d'autres facteurs. Mais tout de même... n'oubliez pas, cher lecteur, que la Géorgie est traversée par d'importants pipelines qui permettent d'approvisionner l'Europe avec les hydrocarbures de la région Caspienne.
Ces produits pétroliers d'Asie sont en concurrence avec ceux des Russes -- et cela réduit les moyens de pression de la Russie sur l'Occident quant à la mise à disposition des hydrocarbures.
Il faut regarder les choses en face : la Géorgie est actuellement le seul chemin pour approvisionner l'Occident en pétrole de la Caspienne ou de l'Asie centrale. Et vous pouvez être sûr d'une chose, c'est que les Russes verraient d'un bon oeil le blocage de ce chemin...
Jean-Claude Périvier, rédacteur en chef de Défis & Profits, voit plus loin encore : "les événements récents seront lourds de conséquences", nous dit-il. "[...] Jetez un coup d'oeil à la carte : la Turquie est voisine de la Géorgie, ce sera un acteur important pour l'accès aux ressources d'Asie centrale. De quoi en faire un pays de l'Union européenne ? La question est posée dans l'esprit des stratèges politiques. Regardez l'Iran, qui n'est pas loin. Sa situation pourrait bien conduire à une négociation sur le nucléaire, sous réserve d'un rapprochement avec l'Occident (rappelons que l'Iran était convoité par l'expansionnisme russe au 19ème siècle).
"Et regardez aussi le positionnement de l'Irak, qui regorge de pétrole, beaucoup plus que ce qui est connu du grand public. Si la situation en Irak se normalisait, son acheminement vers les pays industrialisés serait certainement un des plus sûrs. Une bonne raison pour les Etats-Unis de ne pas lâcher prise"...
Il se pourrait bien que le conflit Russie/Géorgie ne soit que le premier d'une longue série d'escarmouches ou d'affrontements plus grave autour des ressources naturelles de la planète. C'est une véritable Troisième guerre mondiale qui pourrait être en train de se jouer.
Bon, me direz-vous, mais le pétrole a perdu 20% par rapport à ses sommets ! A 114 $ à l'heure où j'écris ces lignes, le danger n'est-il pas écarté -- surtout que la conjoncture mondiale donne des signes de ralentissement ?
Je ne peux jurer de rien, bien entendu -- mais n'oubliez pas que l'or noir est dépendant d'un marché où l'offre et la demande sont la loi. Or, l'Agence internationale pour l'énergie a récemment annoncé que la demande sera plus forte en 2009 que cette année...
Jean-Claude continue son raisonnement : "il faut regarder les choses macroscopiquement. Et rien n'a changé fondamentalement, même si le dollar s'est brusquement redressé, même si le pétrole a violemment reculé, même si les matières premières ont toutes corrigé, et même... si les actions dans leur ensemble ont vigoureusement progressé depuis le 1er juillet".
"Ces rapides déclins comme ces rapides progrès sont symptomatiques d'un marché qui a des problèmes structurels et qui se cherche. Il pourrait continuer comme cela un certain temps, allant beaucoup plus bas comme beaucoup plus haut !"
Dans ces conditions, l'important est de rester concentré sur les secteurs de croissance, sur les grands mouvements irréversibles... bref, sur les domaines ancrés dans l'économie réelle, et à qui peu importe les soubresauts des marchés, puisqu'ils sont basés sur des tendances concrètes et solides.
Jean-Claude a isolé 5 de ces secteurs ultra-porteurs pour vous -- et surtout, il a sélectionné des valeurs idéales pour profiter de la croissance de ces secteurs : elles pourraient vous rapporter des gains de 100%, 180%... et même 250% : n'attendez pas pour vous positionner !
Les conflits autour des ressources naturelles globales sont en train de s'intensifier. En tant qu'investisseur, je dirais que le choix est relativement simple : soit vous suivez la masse et restez les bras croisés en attendant que les choses se passent... soit vous acceptez et anticipez les changements en gardant la tête froide -- pour, en fin de compte, en sortir gagnant.
Maintenant... à vous de voir !
Meilleures salutations,
Françoise Garteiser
Pour la Chronique Agora "
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